Barème Supertripper 2026 : les plafonds hôteliers de 20 villes françaises
Ce qu’il faut retenir des plafonds hôteliers en 2026
- Petit-déjeuner compris, le plafond standard va de 115 € à Reims à 215 € à Paris, avec un plafond renforcé au-dessus pour les cas où le standard ne suffit pas.
- Aucun barème ne couvre la totalité du prix réel d’une nuit : le forfait URSSAF 2026 plafonne l’exonération à 76,60 € à Paris, 56,80 € ailleurs.
- Ces plafonds viennent des réservations hôtelières réelles des 12 derniers mois, pas d’une moyenne de marché ni d’un barème réglementaire.
- Un même plafond pour toutes les villes devient systématiquement trop bas ou trop large : Paris et les métropoles régionales n’ont pas le même marché.

Combien prévoir par nuit d’hôtel en France, ville par ville, pour les déplacements professionnels ?
Entre 115 € et 215 € par nuit selon la ville : c’est la fourchette des plafonds hôteliers conseillés pour 20 métropoles françaises en 2026, petit-déjeuner compris, établie à partir des réservations réelles observées sur les 12 derniers mois chez Supertripper. Paris reste seul au-dessus de 200 €, Lyon suit loin derrière.
Deux tableaux, selon que votre politique de voyages inclut le petit-déjeuner ou non. Dans chacun, le prix médian constaté est le prix réellement payé sur la période ; le plafond standard couvre la réservation courante, le plafond renforcé couvre le haut de gamme du marché local. Le détail du calcul suit juste après les tableaux.
Avec petit-déjeuner
|
Ville |
Prix médian constaté |
Plafond standard |
Plafond renforcé |
|
Paris |
178 € |
215 € |
260 € |
|
Lyon |
142 € |
175 € |
225 € |
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Nice |
126 € |
165 € |
195 € |
|
Strasbourg |
125 € |
150 € |
195 € |
|
Lille |
127 € |
150 € |
185 € |
|
Aix-en-Provence |
125 € |
150 € |
185 € |
|
Rennes |
120 € |
150 € |
180 € |
|
Nantes |
126 € |
145 € |
175 € |
|
Caen |
119 € |
145 € |
165 € |
|
Bordeaux |
120 € |
140 € |
175 € |
|
Toulouse |
115 € |
140 € |
160 € |
|
Brest |
117 € |
140 € |
150 € |
|
Dijon |
115 € |
140 € |
150 € |
|
Marseille |
116 € |
135 € |
165 € |
|
Nancy |
117 € |
135 € |
150 € |
|
Montpellier |
113 € |
130 € |
155 € |
|
Tours |
114 € |
130 € |
150 € |
|
Grenoble |
110 € |
130 € |
145 € |
|
Clermont-Ferrand |
101 € |
130 € |
140 € |
|
Reims |
95 € |
115 € |
140 € |
Sans petit-déjeuner
|
Ville |
Prix médian constaté |
Plafond standard |
Plafond renforcé |
|
Paris |
164 € |
200 € |
250 € |
|
Lyon |
128 € |
155 € |
195 € |
|
Nice |
114 € |
145 € |
170 € |
|
Rennes |
120 € |
145 € |
170 € |
|
Lille |
126 € |
140 € |
165 € |
|
Nantes |
116 € |
140 € |
155 € |
|
Strasbourg |
107 € |
135 € |
175 € |
|
Aix-en-Provence |
114 € |
135 € |
165 € |
|
Bordeaux |
112 € |
135 € |
160 € |
|
Marseille |
113 € |
130 € |
150 € |
|
Montpellier |
108 € |
130 € |
150 € |
|
Brest |
108 € |
130 € |
145 € |
|
Dijon |
104 € |
130 € |
145 € |
|
Toulouse |
106 € |
125 € |
155 € |
|
Clermont-Ferrand |
102 € |
125 € |
140 € |
|
Caen |
100 € |
120 € |
150 € |
|
Reims |
94 € |
115 € |
145 € |
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Grenoble |
97 € |
115 € |
135 € |
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Nancy |
98 € |
115 € |
130 € |
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Tours |
89 € |
110 € |
130 € |
Prix TTC hors taxe de séjour, par nuitée. Plafonds conseillés, sans valeur réglementaire.
Paris, seul marché au-dessus de 200 euros
Le plafond standard de Paris atteint 215 €, quand celui de Lyon, deuxième ville la plus chère, plafonne à 175 €. 40 € séparent les deux marchés, l’écart le plus large du classement.
Si votre politique de voyages applique un seul montant national, ce montant sera faux quelque part, il ne peut pas couvrir la capitale et les villes de province à la fois. À 215 €, il laisse tout passer à Tours comme à Reims. À 175 €, il bloque une réservation sur deux à Paris.
Comment ces plafonds sont calculés
Les montants proviennent des réservations hôtelières réelles passées en déplacement professionnel sur l’année écoulée : prix par chambre et par nuit, TTC hors taxe de séjour, sur des chambres occupées par une seule personne dans 99 % des cas. Le parc concerné se situe autour de 3 étoiles, entre 2,99 et 3,33 de moyenne selon la ville : ces plafonds décrivent un standard milieu de gamme, pas du haut de gamme. Les deux tableaux reposent sur 24 081 réservations.
Trois réservations sur quatre passent sous le plafond standard. Au-dessus, la chambre existe, mais elle coûte plus cher que la norme locale. Le plafond renforcé couvre neuf réservations sur dix, réservé aux cas où le standard ne suffit pas.
Une réservation sur quatre dépasse donc le plafond standard par construction. Ce quart doit se traiter comme une dérogation prévue à l’avance, pas une anomalie découverte en note de frais.
La méthode a ses limites. Le prix ne descend pas à l’échelle du quartier, aucun tarif négocié propre à une entreprise n’entre dans le calcul, et les villes les moins fréquentées reposent sur un volume de réservations plus faible, ce qui rend leur plafond plus sensible qu’à Paris ou à Lyon.
Ce que l’écart entre les deux colonnes vous apprend
Le plafond renforcé dépasse le plafond standard de 50 € à Lyon et de 45 € à Paris. À Brest et à Dijon, l’écart entre ces deux plafonds tombe à 10 €.
Un grand écart signale un marché tendu, où les prix varient fort d’un hôtel à l’autre et où le passage au plafond renforcé sera fréquent. Un écart resserré signale un marché plus stable : le plafond standard suffit presque toujours, et vous n’aurez besoin du renforcé que dans de rares cas.

Le plafond unique ne fonctionne dans aucune ville
Dans les politiques de voyages que nous voyons passer, le plafond hôtelier est presque toujours le même partout : entre 120 € et 135 €, quelle que soit la ville. Comparé aux prix réellement payés, ce montant est trop bas à Paris et trop large de 20 € dans plusieurs métropoles régionales.
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Ville |
Plafond médian paramétré |
Prix médian payé |
Écart |
|
Paris |
160 € |
178 € |
-18 € |
|
Lyon |
135 € |
142 € |
-7 € |
|
Marseille |
135 € |
116 € |
+19 € |
|
Montpellier |
135 € |
113 € |
+22 € |
|
Toulouse |
135 € |
115 € |
+20 € |
Ces plafonds paramétrés ne viennent pas des mêmes entreprises que celles qui apparaissent dans le tableau des prix réels. L’écart se constate. Mais il ne prouve pas de lien direct entre les deux populations.
Le plafond renforcé de Lyon, à 225 €, dépasse le plafond standard de Paris, à 215 €. Rédiger une politique de voyages qui absorbe cet écart entre villes demande rarement plus de deux niveaux. Le bon repère : les prix réels, pas une habitude reprise d’une entreprise à l’autre.

Le barème URSSAF n’est pas votre plafond hôtelier
Le barème 2026 ne fixe aucun plafond hôtelier : il borne l’exonération de cotisations sociales sur l’indemnité de grand déplacement versée à un salarié, à 76,60 € par jour à Paris et dans les départements 92, 93 et 94, et à 56,80 € dans les autres départements métropolitains. Dans les 20 villes de ce classement, ce forfait ne couvre jamais la totalité du prix réellement payé pour une nuit.
Ce que fixe le barème 2026
Cette indemnité relève du grand déplacement, une catégorie de frais professionnels remboursables sous forme d’allocation forfaitaire, avec un barème propre au logement et à la nourriture. Un employeur peut verser, pour les 3 premiers mois d’un déplacement, selon le BOFiP, 2026 :
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Poste |
Montant 2026 |
|
Logement et petit-déjeuner, Paris et petite couronne (75, 92, 93, 94) |
76,60 € par jour |
|
Logement et petit-déjeuner, autres départements métropolitains |
56,80 € par jour |
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Nourriture, par repas |
21,40 € |
Ces montants baissent ensuite. À partir du 4e mois, la baisse est de 15 %. Au-delà du 25e mois, elle passe à 30 %. Plusieurs sites de frais professionnels relaient encore des valeurs d’années antérieures sous l’étiquette 2026. Pensez à vérifier la date de la source avant de la reprendre.
Limite d’exonération ou plafond de remboursement ?
Le barème répond à une question de cotisations sociales, pas à une question de budget. Une entreprise a le choix entre deux modes : verser une indemnité forfaitaire, ou rembourser la dépense réelle sur facture, sans plafond de montant. Le barème ne concerne que le premier. Tant que le forfait reste sous la limite, l’indemnité échappe aux cotisations et aucun justificatif n’est exigé, selon l’URSSAF. Au-delà, la fraction excédentaire retombe dans l’assiette, sauf si l’employeur démontre que la dépense était nécessaire.
Une politique de voyages en remboursement au réel n’est donc pas bornée par ce barème. C’est ce qui explique qu’un plafond hôtelier à 215 € ne soit ni illégal ni anormal.
Dans les 20 villes de ce classement, aucune n’affiche un prix médian sous le forfait.
L’écart avec le prix réel, ville par ville
Sur les 20 villes de ce classement, le forfait ne couvre jamais la totalité du prix d’une nuit, et il en couvre moins de la moitié dans 16 cas sur 20.
La ville la moins bien couverte de ce classement est Lyon. Son forfait de 56,80 € couvre 40,0 % du prix médian avec petit-déjeuner constaté sur place (142,10 €), contre 42,9 % à Paris (76,60 € sur un prix médian de 178,54 €).
L’explication tient au découpage du barème, qui ne distingue que deux zones. Lyon tombe dans la case des autres départements métropolitains, au même tarif qu’une ville où les prix sont deux fois plus bas.
À l’autre extrémité, Reims, ville la moins chère du classement, reste la mieux couverte : 59,8 % de son prix médian passe sous le forfait province.
Notez au passage que ce forfait couvre le logement et le petit-déjeuner dans un montant unique. Votre plafond, lui, doit préciser ce qu’il englobe.

Que doit couvrir le plafond : petit-déjeuner, taxe de séjour ?
La taxe de séjour reste hors des plafonds hôteliers. Elle se facture en plus, par personne et par nuitée. Son montant varie selon la ville et la catégorie d’hébergement. L’écart de prix lié au petit-déjeuner, en revanche, reste modéré : autour de 10 € en médiane sur les 20 villes du classement, loin des forfaits que certaines politiques de voyages ajoutent par réflexe.
Le petit-déjeuner
Comparez les deux tableaux du barème et le supplément apparaît ville par ville. Il tourne autour de 10 €, mais il varie du simple au double selon la destination : 15 € à Toulouse, 20 € à Lyon, presque rien à Reims ou à Clermont-Ferrand.
À Reims et à Clermont-Ferrand, l’écart devient même nul ou négatif. Les nuits avec et sans petit-déjeuner n’y portent pas sur les mêmes hôtels, et ces deux villes comptent parmi les moins fréquentées du classement. Beaucoup d’entreprises fixent un plafond chambre, puis ajoutent 10 ou 15 € pour le petit-déjeuner, partout pareil. Ce raccourci se trompe forcément, puisque le vrai supplément va de 0 à 20 € selon la ville. Le tableau « Avec petit-déjeuner » donne directement le bon montant.
La taxe de séjour
La taxe de séjour se facture par personne majeure et par nuitée, en plus du prix de la chambre. Son montant dépend de la ville et de la catégorie d’hébergement. À Paris, elle va de 3,25 € en 2 étoiles à 15,93 € pour un palace en 2026, selon Service-public Entreprendre.
|
Catégorie |
Taxe de séjour totale à Paris, par nuitée |
|
2 étoiles |
3,25 € |
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3 étoiles |
5,53 € |
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4 étoiles |
8,45 € |
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5 étoiles |
11,70 € |
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Palace |
15,93 € |
Paris pousse ces montants plus haut que le reste du pays : une taxe additionnelle régionale de 200 % s’y ajoute au profit d’Île-de-France Mobilités, une majoration propre à la capitale et à l’Île-de-France. Concrètement, elle triple la note : sur un 4 étoiles parisien, la part communale ne pèse que 2,60 €, les taxes additionnelles portent le total à 8,45 € par nuit et par personne. Pour connaître le tarif exact d’une autre commune, le simulateur officiel évite de reconstituer 20 tableaux différents.
Ce qu’il faut écrire noir sur blanc dans la politique de voyages
Cinq points d’assiette évitent le flou au moment de la réservation :
- Le plafond s’entend-il TTC ou HT ?
- Le petit-déjeuner entre-t-il dans le plafond, ou se rembourse-t-il à part ?
- La taxe de séjour entre-t-elle dans le plafond, ou se rembourse-t-elle à part ?
- Le plafond s’applique-t-il par personne ou par chambre ?
- Les services annexes (wifi, parking, minibar) sont-ils couverts ou exclus ?

Un plafond hôtelier qui suit le marché, ville par ville
Un plafond hôtelier n’a de sens qu’à l’échelle de la ville : posé au niveau national, il reste soit trop serré, soit trop large, et la dérogation cesse d’être l’exception. La politique de voyages intelligente de Supertripper se paramètre par ville, par région ou par pays, avec des plafonds dynamiques qui s’ajustent à la saisonnalité et à la tension du marché local. Une réservation hors politique part en validation auprès du manager désigné, avec le motif du dépassement renseigné en commentaire. Appliquez cette grille à votre politique de voyages, ville par ville, sans la ressaisir chaque année.

FAQ : plafonds hôteliers en déplacement professionnel
Quel est le barème hôtelier du déplacement professionnel en 2026 ?
Il n’existe aucun barème hôtelier obligatoire pour les entreprises. Le barème 2026 fixe une limite d’exonération de cotisations sur l’indemnité de grand déplacement : 76,60 € de logement et petit-déjeuner par jour à Paris et en petite couronne, 56,80 € ailleurs en métropole, 21,40 € par repas. Ces montants baissent après 3 mois de déplacement, selon le BOFiP.
Faut-il inclure le petit-déjeuner dans le plafond hôtelier ?
Les deux se pratiquent. Ce qui compte, c’est de le dire noir sur blanc dans votre politique de voyages, puis de retenir la colonne correspondante du barème. Le supplément petit-déjeuner varie de 0 à 20 € selon la ville : un plafond unique majoré d’un forfait fixe se trompe presque partout.
Quel est le prix moyen d’une nuit d’hôtel en déplacement professionnel ?
Petit-déjeuner compris, le prix médian va de 95 € à Reims à 178 € à Paris, sur la base des réservations Supertripper des 12 derniers mois. Sans petit-déjeuner, il descend à 89 € et 164 €. La médiane est préférée à la moyenne : elle ne se laisse pas déformer par quelques nuits en palace.
Faut-il un plafond hôtelier différent par ville ?
Oui : le même plafond partout tombe trop bas à Paris, où il ne couvre pas le prix réel, et trop haut à Marseille, à Toulouse ou à Montpellier, où il laisse plus de 20 € de marge inutilisée chaque nuit.
Que faire quand aucun hôtel ne rentre dans le plafond ?
Prévoir un plafond renforcé, activable pour les salons, les rendez-vous en centre-ville ou les réservations tardives. Rien d’anormal à dépasser : un plafond qui couvre trois réservations sur quatre en laisse mécaniquement une sur quatre au-dessus. Mieux vaut organiser ces cas que les subir en note de frais.


